Bonjour à tous,
Pour ce premier article, j’ai décidé de vous présenter trois autoportraits. Manière originale de me présenter moi-même
Ce travail fait suite au projet plastique que j’ai réalisé en art-plastique en deuxième année d’archi sur l’autoportrait. Malheureusement, je n’ai pas pu récupérer ces oeuvres restées en pension à l’école d’archi à l’exception de la photo.
Ne vous y méprenez pas, cette photo a demandé de longues heures de travail! Elle fut prise avec un argentique, par un photographe professionnel venu de Paris pour l’occasion mais honte à moi, j’ai oublié son nom… J’avais des maquillages dans les mains et je devais jouer une sorte de pin-up. J’avais un sourire bien franc et il m’a laissée comme ça une éternité. je commençais à fatiguer et au moment où mon sourire et mes yeux ont commencé à tomber, clac! photo! C’est là qu’ont commencé les longues heures de travail. Il m’a fallu d’abord développer la photo moi-même en faisant plusieurs tests pour trouver le meilleur contraste, ensuite j’ai fait les retouches au pinceau des éventuelles poussières ou autres imperfections. Pour finir, le cadrage! Pour cette partie le sens artistique est indispensable: trouver quelles limites donner à la photo pour qu’elle soit parfaitement mise en valeur. Une fois le bon cadrage trouvé, il n’y avait plus qu’à fabriquer le cadre!
L’autoportrait est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement car il met en place un certain dispositif, lequel m’interroge et me passionne.
L’œuvre que je vous présente est un dessin à la mine de plomb réalisé à l’aide de miroirs articulés autour du chevalet. L’image reflétée par le premier miroir, est captée par le deuxième, on obtient alors ce regard de « côté » qui donne une dimension particulière au portrait.
L’intention est de trouver le bon jeu de miroirs et d’éclairage, une mise en place dans laquelle un centimètre d’inclinaison en trop ou en moins d’un seul des deux miroirs changerait totalement le résultat. Ce travail de précision permet de réaliser une représentation de soi qui transcende l’image conventionnelle du portrait.
La mise en place du dispositif conditionne le parti pris plastique. Le choix d’une écriture graphique, d’un regard, d’une expression de visage conditionne l’intérêt de la représentation.
Le modelé, les ombres, les lumières, l’accroche de l’œil, le regard exprimé participent à l’expression du visage, et révèlent une intériorité dépassant la dimension esthétique et plastique du portrait.
Le spectateur, à travers son propre regard sur la représentation et l’intérêt qu’il y porte, s’interroge sur son histoire, ses références, son affect, sa propre « réalité existentielle ». Protégé par ce regard biaisé, il peut se laisser aller à s’émouvoir. Bousculant ses émotions, le spectateur découvre alors une humanité, une personnalité, une âme, cette dimension autre qui fait toute la magie et le mystère du portrait.
Vous ne vous êtes jamais demandé à quoi vous ressembleriez si vous étiez un personnage de BD? C’est une des réponses possibles à cette question que j’ai essayé d’apporter dans ce dessin réalisé aux pastels à l’huile.
Classé dans : Autoportrait
Mots-clefs :Autoportrait, dessin, mine de plomb —
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